Retour sur la Conférence de Rio de 1992

Catégorie : Développement durable

Rio+20 marque le 20e anniversaire de la Conférence de Rio, date fondamentale dans l’engagement pour le développement durable de la planète. Retour sur cet événement.


La conférence de Rio de 1992 a instauré une nouvelle dynamique pour le développement durable. Trois raisons l’expliquent :

  • Jamais un aussi grand nombre d’Etats (182) ne s’étaient réunis pour débattre de l’avenir de la planète
  • Avec le lancement de l’Agenda 21 (programme pour le 21e siècle), elle a donné un sens à la notion de développement durable
  • Elle a donné naissance à de nouveaux types d’accords multilatéraux sur l’environnement.


En effet, la préoccupation suscitée par la pollution de l’environnement et l’épuisement des ressources naturelles a conduit, dès les années 60 a de nombreuses conférences à Bonn, Stockholm… Mais la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (CNUED) a marqué une réelle consolidation des enjeux environnementaux planétaires.


Ainsi, les pays européens mais surtout les grandes ONG sont venus à Rio avec la volonté de faire de la protection de l’environnement un enjeu universel, avec des règles communes à tous les Etats. Mais les négociations ont été très difficiles et ce principe d’universalité du droit à un environnement sauvegardé a été abandonné. Il a été décidé que chaque Etat aurait souveraineté nationale pour mettre en œuvre sa politique de protection de l’environnement.

Néanmoins, de nombreux documents ont été adoptés :

  • La convention – cadre sur le changement climatique qui a pour objet la « stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique du système climatique ».


  • La convention sur la diversité biologique qui reconnaît pour la première fois que la conservation de la diversité biologique est « une préoccupation commune à l’humanité » et qu’elle fait partie intégrante du processus de développement.

  • La convention sur la lutte contre la désertification. Elle constitue un document juridique faiblement contraignant, qui engage à long terme la communauté internationale à faire face à l’enjeu de la désertification, ceci avec des stratégies différenciées selon la région concernée (Afrique, Asie, Amérique Latine et Caraïbes, Méditerranée septentrionale), en affirmant néanmoins le caractère prioritaire des pays africains touchés.

  • La Déclaration de principes relatifs aux forêts et la Déclaration de Rio sur l’Environnement et le Développement. Ces textes juridiquement non contraignants affirment des finalités d’actions et des principes auxquels se réfèrent d’autres engagements internationaux et nombre de politiques nationales. Il s’agit de replacer les êtres humains au centre des préoccupations relatives au développement durable. Il s’agit également de préserver les équilibres planétaires et les ressources environnementales pour un développement à long terme, en éliminant les modes de production et de consommation non-durables au profit de ceux qui sont durables.

  • Le déploiement des Agendas 21 nationaux qui sont de véritables feuilles de route des pays en matière de développement durable, déclinés sous forme d’Agenda 21 locaux.


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