En parallèle de la conférence officielle de l’ONU sur le développement durable, « RIO+20 », le sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale est un événement organisé par la société civile (membres d’associations, de syndicats…). Son objectif est de proposer de nouveaux modes de vie solidaires contre la marchandisation de la nature.
Le Sommet des Peuples se veut un processus historique de convergence des luttes locales, régionales et globales, ayant comme principe la lutte anticapitaliste, antiraciste, anti-patriarcale, et anti-homophobie. Il veut créer en marge de Rio+20 une opportunité d’affronter les grands problèmes de l’humanité et montrer la force politique des peuples organisés.
Le Sommet des Peuples base ses travaux sur l’économie solidaire, l’agroécologie, les cultures numériques et les actions des communautés traditionnelles. Il est l’occasion de témoignages et de partage d’expérience sur les activités organisées par les mouvements sociaux locaux, en lutte contre les impacts classiques des grands projets. Les associations et mouvements de la société civile veulent montrer qu’il est possible de vivre autrement en société, de façon durable et solidaire.
Une marche dans le centre ville de Rio de Janeiro a dans ce cadre été organisée, réunissant plus de 60 000 personnes, venues du monde entier, qui ont réclamé un monde « juste et vert ».
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L’oeil de Didier Cousin, Directeur Territorial Nord de GrDF (à suivre sur Twitter @GrDF_RioPlus20) : « Nous avons visité une favéla, Morro dos Prazeres, une des 600 favélas existantes à Rio. Une immersion passionnante. Nous avons rencontré un universitaire , Georges Escribano, qui nous a expliqué que la qualité de vie ne peut se concevoir que collectivement. La valeur naguère incontestée de la croissance illimitée à cédé la place à l idée du développement durable. Les projets naissent des besoins de la communauté. Plusieurs groupes de travail sont engagés ici avec les habitants autour de l’assainissement, des énergies renouvelables, du recyclage de déchets, mais aussi de la santé (dispensaire, infirmerie, assurance médicale…), de la formation professionnelle (aide à la création de commerce…), de l’éducation (alphabétisation), du sport, de la culture… D’ailleurs, on ne dit plus favéla, terme perçu comme péjoratif mais communauté. L’un des défis consiste ici par exemple à traiter les dépôts d’ordures et à sensibiliser les gens à ne plus jeter par les fenêtres. On nous a même parlé d’un projet de biogaz, permettant de produire de l’électricité à partir d’un digesteur de déchets ménagers, générant ainsi de nouveaux emplois! » |
La favéla Morro dos Prazeres














