A deux jours du 16 septembre, Roselyne Depuccio, et Jacklyne Jahan, coorganisatrices de « Toutes à Paris », reviennent sur la genèse de l’événement pour GrDF, partenaire officiel de la FFCT.
Roselyne est présidente du Codep 26 et de la commission « Relations avec les Structures » au sein du Comité Directeur de la FFCT. Jacklyne est aussi une élue fédérale, présidente de la commission « Sport pour tous/famille ». Ensemble, elles ont imaginé et porté « Toutes à Paris » jusqu’à ce que ce beau projet devienne réalité. Elles racontent.
Qu’est-ce qui a été à l’origine de l’événement Toutes à Paris ? Qu’est-ce qui vous en a donné l’idée ?
« Toutes à Paris », c’est deux idées qui n’en font finalement qu’une : l’objectif initial de la commission « Structures » était de rassembler les cyclotouristes féminines à partir de villes relais situées à 100 km de Paris, pour entrer en masse dans la capitale. Par ailleurs, l’enquête sur le cyclotourisme au féminin menée par la Commission « Sport pour tous » a fait ressortir un vif intérêt de la part des femmes pour le voyage itinérant.
Les deux groupes ont alors travaillé ensemble afin de monter un seul projet : rassembler le plus grand nombre de femmes qui se rendraient à Paris soit en voyage itinérant (de toutes les régions de France) soit à partir de villes relais.
Quelle est l’importance, quel peut être le rôle de cet événement pour les femmes ?
Nous savions que l’accueil des femmes dans les clubs était peu organisé. Nous avons voulu changer ce fonctionnement, bousculer les traditions et frapper les consciences par un grand coup médiatique pour favoriser la pratique du cyclotourisme pour tous et TOUTES.
Nous comptons seulement 17% de féminines dans nos clubs alors que le cyclotourisme est un sport de loisirs sans compétition. Notre objectif serait d’atteindre près de 50% de licenciées.
Nous espérons que :
- les débutantes prennent confiance en elles, osent intégrer nos clubs et s’y sentent bien,les femmes puissent prendre plus de responsabilités dans toutes nos structures,
- elles encouragent les femmes de leur entourage à pratiquer le cyclotourisme,
- et surtout, que le regard des hommes sur la capacité des femmes à pratiquer le vélo change, en les considérant comme des cyclotouristes à part entière.
Quelle est l’implication de GrDF dans vos régions ?
Dans l’Orléanais, ou région Centre, toutes les organisations ont bénéficié d’une aide de la part dans antennes GrDF. En région Rhône Alpes, la ligue Rhône Alpes a travaillé en étroite collaboration avec GrDF, ce qui n’est pas le cas au niveau de certains départements comme la Drôme.
Merci à Roselyne Depuccio et Jacklyne Jahan pour leur témoignage, nous les retrouverons le 16 septembre !


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